la FSMO Fondation de Secours Mutuels aux Orphelins par Nina Lauricella

Vous vous rappelez surement avoir déjà vu ce prince avec un arc-en-ciel ou cette princesse avec des ailes dans le dos sur des panneaux d'affichage.
Savez-vous seulement qui est à l'origine de ces affiches ?

Il s'agit de la Fondation de Secours Mutuels aux Orphelins (FSMO).
Une fondation à but non lucratif qui fonctionne comme une mutuelle : chaque mois, pour chaque parent et chaque enfant, vous décidez de cotiser une petite somme pour que,
plus tard, si vous veniez à devenir invalide ou à décéder, la fondation verse à votre enfant une prestation financière déterminée par leurs soins et ce qui a été souscrit.
Tout cela afin que la vie de votre enfant ne s'en trouve pas chamboulée davantage encore.

Un mot d'ordre : « les malheurs n'arrivent pas qu'aux autres, on se croit invincible alors qu'il vaut mieux prévenir que guérir » me dit Morgane Vionnet.

Depuis quand cette fondation existe ? Comment s'est-elle créée ?
Cette fondation existe depuis 1872, bientôt 150 ans d'existence !
A l'origine, elle a été créée par un groupe de «cabinotiers» genevois - c'est ainsi que l'on appelait les artisans horlogers de l'époque - pour venir en aide à la veuve de l'un deux, décédé lors d'un accident et laissant sa femme enceinte et déjà mère de deux petits enfants.
A l'époque il n'y avait aucune prestation sociale pour les salariés.

Depuis la fondation s'est bien développée puisqu'en 2016 elle compte environ
4000 adhérents dont une moitié de particuliers et l'autre d'entreprises qui y affilient leurs employés. Il y a également une centaine d'enfants bénéficiant de prestations financières chaque mois.

Aujourd'hui, malgré de nombreuses assurances sociales, d'importantes lacunes peuvent subsister lorsqu'un des parents n'est plus du tout ou plus entièrement en mesure de jouer son rôle. Dans le cas de familles monoparentales, la FSMO permet de garantir un revenu aux personnes qui devraient soudain faire face à une telle obligation.

De quoi s'agit-il exactement ? Il s'agit de souscrire à des cotisations mensuelles selon la prestation souhaitée pour leur enfant, au cas où un pépin leur arriverait. La cotisation est déterminée en fonction de l'âge du parent au moment de l'adhésion et de la prestation mensuelle qu'il souhaiterait pour son enfant en cas de décès ou d'invalidité. Cette prestation va de 250 CHF au max. à 1000 CHF au max par mois.

Il s'agit de prestations financières uniquement, elles seront délivrées à l'enfant jusqu'à ses 20 ans. Des dérogations peuvent subvenir si les enfants suivent des études, etc, mais ce sera soumis au conseil de la fondation (par ailleurs formé de bénévoles).

Bien entendu il y a aussi un appui social (besoin de parler, de rédiger un CV) mais uniquement pour les personnes qui le souhaitent et qui se déplacent dans les locaux de la FSMO au chemin Malombré mais ce soutien est minoritaire me dit Morgane Vionnet car complètement à l'initiative des personnes elles-mêmes.

Cela fonctionne un peu comme une mutuelle, vous cotisez pour vos enfants tous les mois mais dans le cas où aucun malheur ne vous tombe dessus (c'est tout le mal qu'on vous souhaite !), l'argent sera distribué aux enfants qui n'ont pas eu cette chance et ainsi, vous pourrez aider les autres.

C'est sans engagement, libre à vous de continuer ou non.

Pour qui ? Les parents sont les principaux concernés mais l'adhésion peut aussi se faire de la part d'autres membres de la famille : grands-parents, oncles, tantes, parrains, marraines, etc. L'âge limite pour adhérer est de 55 ans. Il faut aussi habiter en Suisse et/ou travailler en Suisse.

Chaque cotisation se fait par parent et par enfant ! Il faut savoir que si un seul des parents cotise et que c'est le second qui venait à devenir invalide ou à décéder, la fondation ne délivrerait aucune prestation ! Idem si on a cotisé que pour un seul des deux enfants !